GrosFichiers transfère gratuitement jusqu’à 10 Go par envoi, sans création de compte. Le service est développé en Suisse et hébergé en France. Il tourne dans un simple navigateur : vous déposez vos fichiers, vous saisissez les adresses de vos destinataires, ils reçoivent par email un lien de téléchargement valable 14 jours. Aucune installation. Le modèle repose sur la publicité, avec des packs payants pour la retirer et monter la limite à 50 Go.
Quatre étapes, de la sélection des fichiers à l’email du destinataire
L’interface est numérotée de 1 à 4 sur une seule page. Étape 1, vous sélectionnez des fichiers ou un dossier complet, quitte à revenir en ajouter d’autres ensuite. Étape 2, le transfert démarre. Vous pouvez l’interrompre puis le reprendre : les transferts partiels sont récupérables, ce qui sert surtout en mobilité quand la connexion lâche en plein envoi. Étape 3, vous composez le message, avec votre nom, votre email, ceux des destinataires (jusqu’à 30, les champs apparaissent au fur et à mesure), un objet et un texte de 2 000 caractères maximum. Étape 4, vous envoyez.
Le message se prépare pendant le transfert. Une case déclenche même l’envoi automatiquement dès que le téléversement atteint 100 %, à condition de laisser l’onglet ouvert. Fermez le navigateur trop tôt et rien ne part.
La sélection d’un dossier complet évite le zip manuel, à condition de passer par le bouton dédié : le navigateur remonte alors l’arborescence entière. Sur les gros lots, la liste affiche le détail fichier par fichier, ce qui permet de repérer celui qui bloque quand le transfert cale.
Aucune compression automatique côté serveur : le destinataire choisit ce qu’il télécharge, détail qui compte sur iPhone et iPad où les archives zip se manipulent mal. Pour les envois répétitifs vers les mêmes personnes, le service garde des modèles réutilisables. L’interface existe en 9 langues.
10 Go gratuits, 50 Go avec un pack
La version gratuite plafonne à 10 Go par envoi. Au-delà, il faut un pack, vendu au mois, au semestre ou pour une année entière, sans renouvellement automatique.
| Durée | Pack Standard | Pack Pro |
|---|---|---|
| 1 mois | 5 € | 9 € |
| 6 mois | 20 € | 29 € |
| 12 mois | 30 € | 45 € |
Les deux formules montent la limite à 50 Go par envoi et retirent la publicité, pour vous comme pour vos destinataires. Le Standard accepte 500 fichiers par envoi. Le Pro en accepte 1 000 et remplace la page de téléchargement par la vôtre : fond blanc, votre logo, votre couleur de marque, sans les menus du site. Le paiement passe par carte bancaire ou par Twint, en francs suisses.
Un détail à connaître avant de compter sur les 50 Go : la page mode d’emploi du site annonce encore cette limite pour la version gratuite, alors que la page d’accueil et la grille tarifaire affichent 10 Go. La documentation traîne derrière l’offre commerciale.
14 jours de conservation, 6 mois au maximum
Les fichiers restent disponibles 14 jours après leur dépôt, délai prolongeable jusqu’à 6 mois. Ensuite, plus rien. La suppression est automatique et définitive : le destinataire qui clique trop tard tombe sur une page 404 et l’expéditeur doit reprendre le transfert depuis le début, sans restauration possible côté serveur. Le service travaille en relais, il garde les fichiers le temps qu’ils soient récupérés, ce qui en fait un outil d’envoi plutôt qu’un espace de rangement. La nuance compte dès qu’il s’agit d’envoyer des gros fichiers chaque semaine vers les mêmes interlocuteurs.
Des serveurs en Suisse et en France
L’éditeur possède ses propres serveurs en Suisse et en France. Pour un fichier qui transite, la localisation détermine le droit applicable en cas de demande d’accès aux données, ce qui pèse dans les secteurs où le lieu de stockage doit figurer au contrat.
Les transferts passent en SSL avec un certificat Sectigo. L’éditeur indique ne transmettre aucune donnée personnelle à des tiers, déclaration à prendre pour ce qu’elle est en l’absence d’audit externe publié. Les emails de notification partent de noreply@grosfichiers.com, adresse à mettre en liste blanche chez les destinataires dont la messagerie filtre agressivement.
Pour un envoi ponctuel entre deux personnes, ces garanties suffisent. Pour des documents soumis à une obligation de conservation ou de traçabilité, le point à trancher reste la durée : 6 mois de plafond, effacement définitif ensuite.
Savoir qui a téléchargé et quand
Dès le premier téléchargement d’un destinataire, un email vous prévient. Le lien de gestion reçu au moment de l’envoi ouvre une page qui indique qui a téléchargé quel fichier et à quelle heure. La page « Mes envois » liste l’ensemble de vos transferts et confirme ceux qui sont finalisés. Une case à l’étape 3 demande enfin un accusé de réception, avec la réserve habituelle : selon le client mail du destinataire, la fonction peut rester inactive et lui seul décide de le renvoyer.
Une adresse mal saisie déclenche un message d’erreur de votre côté. Quand le destinataire ne reçoit rien malgré un envoi finalisé, l’éditeur pointe le dossier spam comme cause la plus fréquente.
La publicité paie la gratuité
Le modèle économique se lit dans la grille tarifaire : le premier argument des packs payants est l’absence de publicité, côté expéditeur comme côté destinataire. En gratuit, la page de téléchargement affiche donc des encarts, dont certains ressemblent de près à un bouton de téléchargement.
Le risque tient là. Un destinataire pressé clique sur le mauvais bouton et se retrouve sur une offre tierce, parfois avec une création de compte à la clé. Donnez-lui le nom exact du fichier attendu, il saura quoi chercher sur la page. Un pack à 5 € règle la question pour un mois quand l’envoi part chez un client.
Combien de temps dure un transfert
L’éditeur donne des repères pour une connexion moyenne : à 1 Mbit/s en émission, comptez 300 Mo par heure, soit 5 Mo par minute. Côté réception, à 10 Mbit/s, comptez 3 Go par heure.
Le débit montant est le facteur limitant. C’est aussi celui que les fournisseurs d’accès mettent le moins en avant dans leurs offres. Sur une fibre à 100 Mbit/s en émission, 10 Go passent en une vingtaine de minutes. Sur un ADSL à 1 Mbit/s, le même envoi demande plus de 30 heures.