PageSpeed Insights : score, Core Web Vitals et seuils

pagespeed

Votre page charge-t-elle vite pour les vrais visiteurs ou seulement dans un test en laboratoire ? PageSpeed Insights répond aux deux questions dans le même rapport. L’outil de Google génère un rapport sur l’expérience utilisateur d’une page, à la fois sur mobile et sur ordinateur. Il suggère aussi des améliorations (documentation Google). Il suffit de saisir une adresse sur pagespeed.web.dev puis de cliquer sur « Analyze ».

Deux sources de données dans un seul rapport

Le rapport combine des données de terrain et des données de laboratoire. Lisez-les séparément. Les données de terrain viennent du rapport d’expérience utilisateur Chrome (CrUX) et décrivent ce que vivent de vrais visiteurs, sur une période glissante de 28 jours. Les données de laboratoire viennent de Lighthouse, qui charge la page dans un environnement simulé.

Lighthouse simule un appareil de milieu de gamme (Moto G4) sur un réseau mobile pour la vue mobile. La vue ordinateur utilise un ordinateur émulé avec une connexion filaire pour la vue ordinateur. L’analyse tourne depuis un centre de données. Le rapport indique la région d’exécution : Amérique du Nord, Europe ou Asie. Le laboratoire sert à déboguer, car les conditions sont contrôlées. Le terrain sert à savoir si le problème existe pour de vrai.

Une page récente ou peu visitée n’a parfois pas assez d’échantillons dans CrUX. PageSpeed Insights se rabat alors sur les données de l’origine, qui regroupent toutes les pages du site. Si l’origine en manque aussi, aucune donnée de terrain ne s’affiche. Une URL doit être publique et indexable pour entrer dans CrUX.

Les Core Web Vitals du rapport

Trois métriques forment les Core Web Vitals : LCP, INP et CLS. Le LCP (Largest Contentful Paint) mesure le chargement, l’INP (Interaction to Next Paint) l’interactivité et le CLS (Cumulative Layout Shift) la stabilité visuelle de la page (web.dev). Le rapport y ajoute le FCP (First Contentful Paint). Il affiche aussi le TTFB (Time to First Byte), une métrique expérimentale. Voici les seuils de la catégorie « bonne » d’après Google :

  • LCP : 2,5 secondes au plus (médiocre au-delà de 4 secondes)
  • INP : 200 ms au plus (médiocre au-delà de 500 ms)
  • CLS : 0,1 au plus (médiocre au-delà de 0,25)
  • FCP : 1,8 seconde au plus (médiocre au-delà de 3 secondes)
  • TTFB : 0,8 seconde au plus (médiocre au-delà de 1,8 seconde)

Les valeurs affichées correspondent au 75e centile des visites : PageSpeed Insights retient ce point pour repérer les expériences les plus frustrantes. La page réussit l’évaluation Core Web Vitals quand LCP, INP et CLS sont bons à ce 75e centile.

Lire le score de 0 à 100

Le score de performance est une moyenne pondérée des scores de chaque métrique de laboratoire. Seules ces métriques comptent : les sections « Opportunités » et « Diagnostic » n’y entrent pas directement (documentation Lighthouse). Dans Lighthouse 10, la durée totale de blocage (TBT) pèse 30 % du score, le LCP 25 % et le CLS 25 %, contre 10 % pour le FCP et 10 % pour l’indice de vitesse. Entre 0 et 49, le score est rouge et jugé faible. De 50 à 89, il est orange. À partir de 90, il est vert. Lighthouse précise qu’un 100 est extrêmement difficile à atteindre et n’est pas attendu. Viser 90 suffit.

Un score vert en laboratoire ne garantit pas de bons résultats sur le terrain. À l’inverse, une page peut passer l’évaluation Core Web Vitals avec un score de laboratoire moyen. Les deux vues se complètent.

Analyser une page en pratique

Collez l’URL complète dans le champ de la page d’accueil, puis lancez l’analyse. Le rapport propose une vue mobile et une vue ordinateur. Comparez-les, car elles n’utilisent pas les mêmes conditions de simulation. Regardez d’abord l’évaluation Core Web Vitals (terrain), puis le score de performance (laboratoire), puis les opportunités et diagnostics qui expliquent les écarts.

Si l’analyse pointe un temps de chargement élevé sur un site WordPress, le guide pour accélérer un site WordPress détaille les leviers à actionner avant de relancer un test.

Pourquoi le score bouge sans que rien n’ait changé

Le score varie d’une exécution à l’autre, même sans modification de la page. Selon Google, les causes courantes sont la disponibilité du réseau local et du matériel client, ainsi que la contention des ressources. Lighthouse ajoute les tests A/B, les annonces affichées, les extensions de navigateur et les antivirus. Lancez plusieurs analyses et raisonnez sur l’ordre de grandeur plutôt que sur un chiffre isolé. Lighthouse recommande d’ailleurs de regarder les performances comme « une distribution de scores » plutôt que comme un seul nombre.

Tarif et API

La page d’accueil de pagespeed.web.dev n’affiche aucun tarif : un champ d’URL et un bouton suffisent pour lancer une analyse. Pour automatiser les mesures, l’API PageSpeed Insights renvoie les données CrUX et les données Lighthouse au format JSON. Elle s’appelle avec une clé API, obtenue auprès de Google.

Questions fréquentes

PageSpeed Insights mesure-t-il le référencement ?

Il mesure des performances et propose une catégorie SEO dans le rapport Lighthouse, à côté de l’accessibilité et des bonnes pratiques. Les Core Web Vitals sont un cadre de qualité d’expérience proposé par Google, visible dans ses outils.

Pourquoi n’y a-t-il pas de données de terrain pour ma page ?

La page n’a probablement pas assez de visites réelles dans CrUX. Elle peut aussi ne pas être indexable. L’outil bascule alors sur l’origine du site, quand elle dispose de données.

Quel score viser ?

Le vert, de 90 à 100. Ne courez pas après le 100, que Lighthouse juge extrêmement difficile à obtenir.

Un rapport de vitesse dit ce qui s’est passé pendant quelques secondes de test : il ne remplace pas l’observation de vos visiteurs réels.

Les Alternatives